Voici la quantité de carburant que le GPS permet d’économiser dans les champs
2026. juin 2.Ces derniers temps, l’une des plus grandes avancées technologiques a été la généralisation des systèmes de guidage et de direction automatique basés sur le GPS. Alors qu’auparavant, de nombreux agriculteurs considéraient le GPS comme une simple fonctionnalité de confort, ils sont aujourd’hui de plus en plus nombreux à reconnaître la manière dont cette technologie contribue à réduire la consommation de carburant, à accroître l’efficacité du travail et à diminuer les coûts de production.
Pourquoi une machine agricole sans GPS consomme-t-elle davantage ?
Les machines modernes, qu’il s’agisse de tracteurs, de pulvérisateurs, de semoirs ou de moissonneuses-batteuses, fonctionnent avec des largeurs de travail de plus en plus importantes. Or, sur une superficie de plusieurs dizaines d’hectares, un écart de quelques centimètres seulement entraîne déjà plusieurs passages supplémentaires. Ces chevauchements inutiles ont non seulement un impact sur la consommation de carburant, mais ils accentuent également l’usure des machines et augmentent la quantité de produits d’apport.
Lors des travaux traditionnels, effectués exclusivement sous le contrôle d’un opérateur, il y a presque toujours des omissions ou des chevauchements. L’opérateur s’efforce en permanence de maintenir une trajectoire rectiligne, mais sa concentration peut considérablement baisser au cours des longues journées de travail, notamment la nuit ou lorsque la visibilité est réduite. Il peut ainsi se produire, lors d’une opération de pulvérisation ou d’épandage d’engrais, un chevauchement pouvant atteindre 5 à 10 %, ce qui signifie qu’il faudra utiliser d’autant plus de produit phytosanitaire ou d’engrais. La machine passe plusieurs fois sur la même surface, ce qui entraîne une consommation inutile de carburant.
Dans le cas des versions basées sur le GPS, le principal avantage réside dans le fait qu’elles réduisent ces chevauchements au minimum et guident la machine avec une précision de l’ordre du centimètre tout au long du tracé défini. Concrètement, cela signifie que le tracteur ne travaille que ce qui est strictement nécessaire. Il n’y a ni détours inutiles ni chevauchements excessifs, ce qui permet au moteur de tourner moins et de consommer moins de carburant.
À combien s’élève l’économie de carburant ?
L’ampleur des économies réalisées dépend de nombreux facteurs : la taille et la forme des panneaux, la largeur de travail des machines, ainsi que la nature de la tâche à accomplir. D’après l’expérience, l’utilisation d’un système de guidage automatique par GPS permet de réduire le taux de chevauchement à 1-2 %, ce qui se répercute déjà sur la consommation de carburant.
Par exemple, dans une exploitation de 100 hectares, on estime la consommation moyenne de gazole à 15 litres par hectare pour les différentes opérations. Si le système GPS permet d’économiser 5 % de travail superflu, cela représente une économie d’environ 74 litres de carburant pour une seule opération. Si l’on applique ce principe au semis, à la pulvérisation et à l’épandage d’engrais, l’exploitation pourrait économiser plusieurs centaines de litres de gazole d’ici la fin de la saison.
Il n’y a pas que sur le gazole qu’on peut faire des économies
Les économies de carburant sont bien sûr importantes, mais la technologie GPS n’a pas seulement un impact dans ce domaine. En effet, grâce à un guidage précis, l’épandage de semences, d’engrais et de produits phytosanitaires est réduit. En effet, la réduction des chevauchements signifie que la même quantité de produit n’est pas épandue deux fois sur une même surface. Cela permet non seulement de réaliser des économies, mais aussi d’améliorer l’uniformité du peuplement végétal.

Sans compter que le nombre d’heures de fonctionnement des machines diminue également. Comme il y a moins de trajets inutiles, l’usure des pneus, des éléments de la chaîne cinématique et des pièces des engins de travail est ralentie. Dans le cas d’une machine moderne ou d’un pulvérisateur automoteur, cela peut représenter une économie non négligeable à long terme.
Un travail plus efficace
La conduite automatique assistée par GPS permet non seulement de réaliser des économies, mais aussi d’accélérer le travail. En effet, l’opérateur n’a ainsi plus besoin de se concentrer en permanence sur le suivi de la trajectoire, ce qui lui permet de consacrer davantage d’attention au fonctionnement de la machine, à l’état du champ ainsi qu’à la quantité de produit épandue.
Au cours de ces longues journées, tout le monde finit par se fatiguer, ce qui a une incidence sur les performances. Le système, quant à lui, fonctionne en permanence avec la même précision, ce qui évite toute fluctuation. Cela est particulièrement important pour les travaux effectués dans des délais très courts, comme les semis ou les traitements phytosanitaires.
De plus, l’efficacité du travail de nuit pourrait même s’en trouver améliorée, car si, auparavant, il était plus difficile de suivre précisément l’itinéraire dans l’obscurité, le système GPS, quant à lui, n’est pratiquement pas affecté par l’heure de la journée.

















































